Retour à la liste des documents trouvés
Le 61éme anniversaire de la libération de la Corse

Le 61éme anniversaire
de la libération de la Corse

Indicatif du Bâtiment "CASABIANCA" F FOX-TROT - BRAVO - CHARLIE -BRAVO

BASTIA 04 octobre 2004

Le massif (ou kiosque) du sous marin CASABIANCA est présenté aux autorités sur son emplacement définitif.
Juché sur un socle face à la mer, sur la place St Nicolas, à quelques mètres du monument de la résistance, le CASABIANCA témoigne d'une époque mythique.


            

              

          

Pour répondre au débarquement anglo-américain le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, l'armée allemande envahit la zone libre et donne l'assaut à Toulon. Afin de ne pas tomber aux mains des Allemands, la flotte française se saborde le 27 novembre 1942. Le Casabianca s'échappe sous la mitraille pour poursuivre la lutte. C'est le début d'une glorieuse aventure, très fidèlement relatée par le commandant L'Herminier en hommage à son équipage. Les missions secrètes sur les côtes de Corse se succéderont jusqu'à la libération de l'île. Frappée du sceau de l'héroïsme le plus pur, une des plus belles pages de l'Histoire de la Marine nationale vient d'être écrite. Jean L'Herminier, né le 25 janvier 1902 à Fort-de-France, entre à l'Ecole navale en 1921 et s'oriente dès 1927 vers les sous-marins. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel en 1932 en raison de sa belle conduite lors d'une explosion à bord du Persée. Affecté sur le Sidi-Ferruch en novembre 1940, il doit interrompre son commandement début 1942 pour raison de santé. Après un séjour à l'hôpital, il obtient en avril 1942 le commandement du Casabianca, sous-marin de 1500 tonnes, à bord duquel il s'illustrera.

Messieurs GICQUEL Louis et CARDOT Robert alors Quartier maître sur le CASABIANCA

Madame la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie,

Hamlaoui MEKACHERA : Ministre délégué aux Anciens Combattants, auprès de la ministre de la Défense

Le préfet maritime le Vice Amiral d'Escadre VAN HUFFEL


Le capitaine de vaisseau Luce de Casablanca (07/02/1762 - 01/08/1798)
ou la tragédie de l'«Orient»

Luce de Casablanca, capitaine de vaisseau, est né à Vesco­vato (chef-lieu du canton de la Casinca, près de Bastia) le 7 février 1762.

Issu d'une famille de militaires, de petite noblesse, aux idées favorables à la France, il fit ses premiers pas d'écolier au couvent des Capucins du village. Puis il entra successivement au collège de Guilly en 1771, au collège militaire royal de la Flèche (1772-1775), au collège royal de Paris (1775) et à celui d'Effiat (1776-1778).

A la sortie d'Effiat, Luce est orienté vers l'école royale de la marine, à Toulon (1778-1779). Il en sort aspirant garde de la marine, attaché à la compagnie des gardes du pavillon amiral. A l'âge de 17 ans, il embarque de Toulon pour effectuer plusieurs missions à bord de la frégate « La Gracieuse » (27 avril 1779 - 21 mars 1780), la frégate « Le Terrible » (2 juin 1780 - 2 mars 1781) et du vaisseau « Le Zélé» pour la guerre d'indépendance de l'Amérique (2 mars 1781 - 1 janvier 1783).

Il sert ensuite sur la corvette « La Brune » (18 mai 1784 - 24 août 1784), la frégate « La Réunion » (17 avril 1787 - 7 janvier 1788), le brick « L'Alerte » (18 janvier 1788 - 23 février 1788) et la frégate « Lalceste » (13 juillet 1789 - 20 octobre 1790).

Entre temps, il s'était marié à Vescovato en 1784 avec Félice Raffali. De cette union, naissaient Faustina (1785) et Giocante (1787).

Attiré par les idées nouvelles de la Révolution, Luce va entreprendre une carrière politique qui débutera à Toulon. Il s'inscrit au club des Jacobins, créé à Toulon le 18 janvier 1790. Le 14 mars 1792, il obtient le fameux certificat de civisme (n° 638). Il est élu député à la Convention et siège sur les bancs de la « Montagne ». Il est membre de la commission de la marine. De tempérament calme, modéré dans ses actes, il ne votera pas la mort du roi Louis XVI.

Il accède au grade de capitaine de vaisseau le 1 janvier 1793, mais sa tiédeur politique n'est pas de mise dans les rangs des extrémistes. Aussi sera-t-il exclu du club des Jacobins. Cela ne l'empêchera pas d'être élu au Conseil des cinq­cents sous le Directoire, jusqu'au 20 avril 1798. II écrira un Mémoire remarquable sur la restructuration de la marine.

Quelque peu déçu de la vie publique, Luce demande sa réintégration dans son corps d'origine, la marine.

Le 19 mai 1798, il se trouve à bord de « L'Orient », vaisseau amiral de l'escadre qui participe à l'expédi­tion d'Égypte. Après la mort de l'amiral Brueys (commandant l'es­cadre) à son poste de commandement, Luce est amené à prendre la direction de « LOrient ». Le superbe vaisseau amiral, fier de ses cent­vingt canons étagés sur trois ponts, pris en tenaille par cinq vaisseaux anglais, explose dans un fracas épouvantable en rade d'Aboukir.

Luce, mortellement blessé, et son fils Giocante, mousse âgé de 11 ans, refusant d'abandonner le vaisseau, périssent tous deux noyés le 1 août 1798 à vingt-deux heures trente.

Six bâtiments de la marine française ont porté et portent encore le nom « Casabianca », notamment le sous-marin qui, le 27 novembre 1942, refusa le sabordage de la flotte, s'enfuit de Toulon et gagna Alger par la suite. Il effectua de nombreuses missions en Corse et participa grandement à la libération de l'île en septembre-octobre 1943.


Michel MICAELLI
.

La Charte Devoir de Mémoire

Historique du sous marin CASABIANCA http://www.chez.com/jlv16/PAGE10.htm

Photos Maître Principal (R) LAUDUIQUE DMD 2 B

Reportage MAJOR (R) VENTURA Jean Louis DMD 2 A